Revue Générale Préservation de la fertilité féminine en oncohématologie : indications et stratégies actuelles
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La préservation de la fertilité est devenue un enjeu majeur dans la prise en charge des femmes jeunes atteintes d’hémopathies malignes. L’évaluation du risque gonadotoxique doit être individualisée et doit prendre en compte l’âge, la réserve ovarienne, les traitements envisagés et l’urgence thérapeutique. Si de nombreux traitements de première ligne présentent une gonadotoxicité limitée, les conditionnements avant greffe de cellules souches hématopoïétiques exposent à un risque élevé d’insuffisance ovarienne prématurée et justifient une prise en charge spécialisée précoce. Chez les patientes pubères, la vitrification ovocytaire constitue aujourd’hui la stratégie de référence lorsque le délai thérapeutique le permet. En cas de traitement hautement gonadotoxique, d’urgence thérapeutique ou chez les patientes prépubères, la cryoconservation de cortex ovarien est privilégiée. Les deux approches peuvent être associées afin d’optimiser les chances futures de fertilité. Les résultats reproductifs des deux techniques sont globalement comparables. Toutefois, l’autogreffe de tissu ovarien présente l’avantage supplémentaire de restaurer temporairement la fonction endocrine. Son utilisation dans certaines hémopathies, notamment les leucémies aiguës, reste néanmoins limitée par le risque potentiel de réintroduction de cellules tumorales. Enfin, l’accès précoce à une information adaptée et à une consultation spécialisée doit désormais être considéré comme une composante essentielle du parcours de soins en oncohématologie.

Revues générales Endométriose chez l’adolescente : diagnostic et prise en charge
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L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique fréquente chez la femme adulte, qui peut être présente chez l’adolescente mais qui est difficile à identifier à cet âge. Le diagnostic repose surtout sur l’interrogatoire, car l’examen gynécologique et l’imagerie sont souvent limités chez les jeunes filles. La dysménorrhée constitue le symptôme principal, dont il faudra évaluer l’évolution, l’intensité et l’impact sur la vie quotidienne. Les douleurs liées à l’endométriose sont généralement secondaires, d’aggravation progressive, intenses et accompagnées de signes cataméniaux spécifiques.
La prise en charge de la douleur et le traitement de fond reposent respectivement sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et la contraception œstroprogestative. Les approches non médicamenteuses comme la neurostimulation électrique transcutanée (TENS), l’activité physique adaptée ou la kinésithérapie sont également importantes dans la prise en charge de la douleur. Les patientes atteintes d’endométriose bénéficieront d’un suivi prolongé et spécialisé pour limiter les répercussions scolaires, sociales et psychologiques de la maladie.

Revues générales
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La vaginose bactérienne est l’infection la plus fréquente et concernerait 23 à 29 % des femmes en âge de procréer. Bien que pauci- ou asymptomatique, elle peut être responsable d’une augmentation des infections sexuellement transmissibles, de maladies inflammatoires pelviennes, de prématurité, et peut jouer un rôle dans l’infertilité. Même si le traitement est efficace à court terme, il n’est pas recommandé de réaliser un dépistage et un traitement systématiques de la vaginose bactérienne en population générale asymptomatique, du fait d’un taux de récidive élevé à trois et à six mois et de l’absence de bénéfice retrouvé par les études dans ces populations. Cependant, le dépistage et le traitement systématiques de la vaginose bactérienne peuvent avoir un intérêt chez les femmes enceintes et/ou à risque de prématurité, et dans le bilan initial d’infertilité.

Dossier : Endométriose
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L’endométriose concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer et reste associée à un retard diagnostique moyen de plusieurs années, malgré la diffusion de recommandations nationales dédiées [1]. En France, les recommandations conjointes de la Haute Autorité de santé (HAS) et du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) de 2018 rappellent que le diagnostic repose prioritairement sur l’interrogatoire ciblé, l’examen clinique pelvien et l’imagerie (échographie pelvienne de référence, puis IRM en seconde intention), la laparoscopie n’étant plus recommandée comme examen de première intention [2]. Dans ce contexte d’errance diagnostique persistante et de volonté de limiter les cœlioscopies purement diagnostiques, le développement d’un test salivaire fondé sur une signature de micro ARN (Endotest®, Ziwig) représente une avancée majeure [3].

Revue Générale Perturbateurs endocriniens et endométriose
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L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique caractérisée par la présence de tissu endométrial en dehors de la cavité utérine. Si son origine reste multifactorielle, de nombreuses données scientifiques suggèrent aujourd’hui un lien potentiel entre l’exposition aux perturbateurs endocriniens (PE) et le développement ou l’aggravation de l’endométriose. Les PE sont des substances chimiques capables d’interférer avec le système hormonal. Ils sont présents dans l’environnement et peuvent agir à de très faibles doses. Plusieurs études ont mis en évidence une association entre l’exposition à certains PE et un risque accru d’endométriose. Leur mode d’action semble impliquer une perturbation des mécanismes hormonaux qui jouent un rôle dans la croissance de l’endomètre, une augmentation de l’inflammation locale, un stress oxydatif accru et des modifications immunitaires favorisant l’implantation ectopique des cellules endométriales. Des données suggèrent également un impact sur l’expression génique et l’épigénétique pouvant contribuer à une susceptibilité accrue, notamment lorsqu’une exposition survient in utero.
Bien que les études restent hétérogènes et que la causalité ne soit pas encore formellement établie, le faisceau de preuves est de plus en plus consistant. Il soutient l’hypothèse d’un rôle des PE dans l’initiation et la progression de la maladie, en particulier dans sa dimension inflammatoire et hormonodépendante.
La relation entre endométriose et PE constitue donc un enjeu majeur de santé publique. Réduire l’exposition environnementale, renforcer la réglementation des substances à risque et poursuivre les recherches mécanistiques apparaissent comme des éléments clés pour mieux comprendre et prévenir cette maladie.

Revues générales Le risque cardiovasculaire chez la femme : le rôle du score calcique et du scanner coronaire
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Les maladies cardiovasculaires tuent plus les femmes que les hommes. Les traditionnels facteurs de risque sont une aide imparfaite à l’identification des femmes les plus à risque. Le score calcique, scanner réalisé sans voie veineuse ni injection d’aucune sorte a révolutionné la prévention car c’est le prédicteur du risque cardiovasculaire le plus puissant dont on dispose actuellement : un score à zéro signifie un risque particulièrement faible, le risque augmente ensuite proportionnellement au score. À partir de ce résultat et de l’ensemble des données cliniques de la patiente, il est possible d’élaborer une stratégie de prévention individualisée.
Le scanner coronaire – réalisé après injection de produit de contraste – est indiqué chez les patientes se plaignant de signes fonctionnels thoraciques et chez lesquelles il existe une suspicion de sténose coronaire significative.

Revue Générale Dépistage HPV : forces, limites et perspectives
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Le cancer du col de l’utérus est évitable grâce au dépistage et à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Le test HPV, plus sensible que la cytologie pour détecter les lésions précancéreuses (CIN2+), est aujourd’hui recommandé comme méthode de dépistage primaire chez les femmes de plus de 30 ans. Négatif, il permet d’espacer les tests à 3-5 ans. Positif, sa spécificité plus faible génère une augmentation des colposcopies et des interventions inutiles, surtout au premier cycle du dépistage. Les modélisations et les données de vie réelle des programmes de dépistage organisés (Pays-Bas, Canada, Australie, Danemark, Angleterre) confirment ses bénéfices en termes de prévention secondaire, tout en soulignant l’importance de stratégies de triage adaptées.
L’autoprélèvement, efficace et bien accepté, élargit l’accès au dépistage, mais nécessite un encadrement rigoureux pour limiter les faux positifs. Chez les femmes vaccinées, le dépistage reste pertinent, mais doit être espacé et adapté au risque résiduel. L’intelligence artificielle (IA) offre une solution prometteuse pour optimiser la colposcopie et réduire le surdiagnostic, notamment dans les contextes à faible expertise. Des outils comme Cervital montrent une précision supérieure à celle des experts, tout en permettant d’éviter des conisations inutiles.
Pour garantir l’efficacité du dépistage HPV, il est essentiel de mettre en place des algorithmes robustes, de former les professionnels, d’informer les patientes, et de suivre les indicateurs clés. L’IA devrait s’imposer comme un outil d’aide à la décision fiable, complémentaire à l’expertise humaine.