Données scientifiques sur le test salivaire
Les études françaises de découverte et de validation, portées notamment par Dabi et al., ont montré qu’une signature de 109 micro‑ARN salivaires permettait de distinguer avec une excellente précision les patientes atteintes d’endométriose des témoins [3-6]. Endotest® est un dispositif de diagnostic in vitro reposant sur un prélèvement de salive, un séquençage à haut débit et un algorithme d’intelligence artificielle entraîné sur de larges bases de données cliniques [7].
Les premiers travaux prospectifs (ENDOmiRNA et études de validation ultérieures) rapportent une sensibilité supérieure à 95 % et une spécificité autour de 94-95 %, y compris dans des populations de patientes présentant des tableaux hétérogènes. Ces performances demeurent élevées dans des conditions de vie réelle, avec une reproductibilité biologique jugée satisfaisante par les évaluations indépendantes. Les analyses médico‑économiques suggèrent un potentiel de réduction des coûts globaux en diminuant le recours à la cœlioscopie diagnostique et à des imageries itératives, tout en améliorant les délais diagnostiques [8].
Place du test dans les recommandations et politiques de santé
Les recommandations HAS–CNGOF précisent que, chez une patiente symptomatique, l’endométriose doit être évoquée dès l’interrogatoire (dysménorrhée, dyspareunie, douleurs pelviennes chroniques, troubles digestifs/urinaires cycliques, infertilité) et explorée par l’échographie pelvienne réalisée par un opérateur formé, puis par IRM en cas de doute ou de suspicion de forme complexe [2, 9].
En 2023, la HAS a publié un rapport d’évaluation technologique dédié à Endotest® dans les situations complexes de diagnostic d’endométriose. Ce rapport positionne le test comme un outil complémentaire, non substitutif, à utiliser chez des patientes présentant des symptômes évocateurs et une imagerie normale ou équivoque, dans le cadre d’une prise en charge spécialisée [10]. En 2024, la HAS a rendu un avis favorable à la prise en charge dérogatoire du dispositif via un forfait innovation, ouvrant la voie à une expérimentation nationale encadrée [11].
Depuis février 2025, Endotest® est pris en charge à titre dérogatoire pour une durée de trois ans, pour 25 000 patientes, dans le cadre du forfait innovation articulé autour de l’étude comparative EndoBest [12, 13]. L’objectif est d’évaluer l’impact réel du résultat du test sur la décision médicale (indication de cœlioscopie, modification de stratégie thérapeutique) chez des patientes présentant des symptômes invalidants évocateurs d’endométriose et une IRM sans lésion spécifique (tableau I).
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