Auteur Darai E.

Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la reproduction, Centre de suivi des femmes à haut risque de cancer du sein, Hôpitaux Universitaires Est Parisien Tenon, Sorbonne-Université, PARIS. Unité de chirurgie gynécologique, service de gynécologie-obstétrique, hôpital Tenon, Sorbonne Université – APHP, PARIS. Groupe de recherche clinique en endométriose (GRC6) – Centre expert en endométriose (C3E), APHP, PARIS.

Dossier : Endométriose
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L’endométriose concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer et reste associée à un retard diagnostique moyen de plusieurs années, malgré la diffusion de recommandations nationales dédiées [1]. En France, les recommandations conjointes de la Haute Autorité de santé (HAS) et du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) de 2018 rappellent que le diagnostic repose prioritairement sur l’interrogatoire ciblé, l’examen clinique pelvien et l’imagerie (échographie pelvienne de référence, puis IRM en seconde intention), la laparoscopie n’étant plus recommandée comme examen de première intention [2]. Dans ce contexte d’errance diagnostique persistante et de volonté de limiter les cœlioscopies purement diagnostiques, le développement d’un test salivaire fondé sur une signature de micro ARN (Endotest®, Ziwig) représente une avancée majeure [3].

Revues générales Endométriose : faut-il explorer et comment ?
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L’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer. Le diagnostic reste complexe : il est basé sur l’interrogatoire, l’examen clinique et l’imagerie, comme l’échographie et l’IRM, mais aucun moyen diagnostic seul n’est suffisant.
Les techniques d’imagerie sont particulièrement utiles pour détecter les formes profondes, bien que des biais existent, notamment pour les formes superficielles.
Des outils récents comme l’analyse des microARNs dans la salive montrent une sensibilité et une spécificité élevées, surpassant même la cœlioscopie diagnostique. Cette avancée pourrait révolutionner la stratégie diagnostique, en réduisant les interventions chirurgicales inutiles et en permettant un diagnostic plus précoce. Un algorithme intégrant ces innovations est proposé pour améliorer la prise en charge globale des patientes.

Revues générales
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La physiopathologie des bouffées de chaleur est encore incomplètement connue. L’évaluation de la prise en charge est impactée par le manque de critères objectifs d’évaluation et par l’ampleur de l’effet placebo. Le traitement le plus efficace repose sur les estrogènes.
De nombreuses options non médicamenteuses sont disponibles. Les phytoestrogènes n’ont pas d’activité démontrée sur les bouffées de chaleur importantes. Des options pharmacologiques hors AMM bien évaluées peuvent être proposées : inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, analogues GABAergiques et clonidine.
Les pistes d’avenir incluent différents modulateurs du réseau de neurones hypothalamiques KNDy exprimant kisspeptine (Kiss1), neurokinine B (NKB) et dynorphine.