Dossier : Dermatologie génitale Psoriasis vulvaire
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Le psoriasis vulvaire est une dermatose inflammatoire chronique vulvaire diagnostiquée dans la très grande majorité des cas chez des patientes ayant un psoriasis connu. Dans 2 à 5 % des cas, l’atteinte vulvaire est isolée. Les lésions vulvaires de psoriasis ont les mêmes caractéristiques que les lésions de psoriasis du reste du tégument (lésions érythémateuses avec atteinte bien limitée, bilatérale et symétrique) en dehors de l’aspect squameux, qui est moins fréquent sur la vulve (40 % seulement) [1].
Si le diagnostic de psoriasis vulvaire est évident en cas d’existence de localisation extra-génitale, il l’est moins en cas d’atteinte vulvaire isolée, et une biopsie est dans ce cas recommandée afin de ne pas méconnaître un diagnostic différentiel, notamment une maladie de Paget vulvaire.
Le traitement du psoriasis vulvaire est le même que celui du psoriasis cutané. Il repose sur les dermocorticoïdes en première intention. En cas d’échec, un traitement par méthotrexate peut être envisagé en deuxième intention. Et en cas d’échec ou de contre-indication à ce dernier, une biothérapie peut être discutée selon la sévérité de l’atteinte et le retentissement du psoriasis.

Dossier : Dermatologie génitale Vulvovaginite candidosique récidivante, diabète et inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2
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Une femme de 66 ans consultait pour une dermatose vulvaire prurigineuse récidivante depuis plusieurs mois, dont le prélèvement mycologique initial était négatif et la biopsie non spécifique. La positivité de nouveaux prélèvements, réalisés sur la vulve au moment d’une poussée, permettait de retenir le diagnostic de vulvovaginite candidosique récidivante (VVCR). Les facteurs de risque de la patiente étaient son diabète de type 2 déséquilibré ainsi qu’un traitement par dapagliflozine. Elle était traitée avec succès par fluconazole sans arrêt de la dapagliflozine. Cette observation illustre la nécessité de répéter les prélèvements mycologiques si la suspicion de VVCR est forte, en particulier chez des patientes, diabétiques ou non, traitées par inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2), qui constituent un nouveau facteur de risque de candidose vulvaire.

Cas clinique Lichen scléreux vulvaire
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Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est généralement diagnostiqué devant un prurit vulvaire, bien que des formes asymptomatiques existent. L’examen doit rechercher pâleur, hémorragies sous-épithéliales, atrophie/hyperkératose et synéchies. Des photographies sont nécessaires en raison du traitement qui sera poursuivi après rémission. La biopsie est réservée aux doutes diagnostiques ou lésions résistantes, pour éliminer une néoplasie intra-épithéliale différenciée (dVIN) ou un carcinome. Les complications majeures incluent le risque de transformation, la vulvodynie secondaire et les brides invalidantes. Le traitement repose sur les dermocorticoïdes de classe 4 en attaque, puis sur un entretien prolongé afin de prévenir les récidives.

Dossier : Dermatologie génitale Vulvodynie : du cas clinique à la prise en charge diagnostique et thérapeutique
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La vulvodynie constitue une forme fréquente de douleurs vulvaires chroniques chez la femme jeune. Son diagnostic demeure souvent retardé de plusieurs années, exposant les patientes à une errance médicale, à une altération de la qualité de vie et à des répercussions psychosexuelles majeures.
À partir d’un cas clinique typique, nous allons illustrer la démarche diagnostique, les principaux diagnostics différentiels, décrire les mécanismes physiopathologiques actuellement admis et les stratégies thérapeutiques fondées sur une prise en charge multidisciplinaire.

Cas clinique Vulvite de Zoon
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La vulvite de Zoon est une dermatose vulvaire bénigne chronique touchant principalement les femmes ménopausées. Les symptômes (inconstants) ne sont pas spécifiques : brûlure, dyspareunie, prurit. Elle se caractérise par des lésions vulvaires rouge brique fixes, brillantes, bien limitées. L’histologie retrouve un épithélium atrophique avec un infiltrat inflammatoire en bande sous-¬épithéliale contenant souvent de nombreux plasmocytes, des hématies extravasées et de nombreux sidérophages. Son étiologie est inconnue.
Nous avons pu en individualiser deux grands types : la vulvite de Zoon purement vestibulaire, sur vulve par ailleurs normale, probablement secondaire à la carence œstrogénique ; et la vulvite de Zoon touchant également des régions extra-vestibulaires, associée à un lichen, le plus souvent lichen plan, actif ou quiescent.

Revues générales Prise en charge des infections sexuellement transmissibles : que disent les nouvelles recommandations ?
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Cet article synthétise les recommandations actualisées de la Haute Autorité de santé (HAS) sur la prise en charge thérapeutique des infections sexuellement transmissibles (IST) symptomatiques, succédant aux recommandations de 2016. Il détaille les stratégies diagnostiques et thérapeutiques germe par germe (Chlamydia trachomatis, gonocoque, syphilis, herpès, Mycoplasma genitalium, Trichomonas vaginalis) en insistant sur les traitements de première et deuxième intentions. Les auteurs rappellent l’importance d’une approche globale de la santé sexuelle intégrant prévention, notification des partenaires et orientation vers les dispositifs adaptés.

Revues générales Prise en charge gynécologique des hommes trans
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Les hommes trans présentent des besoins gynécologiques encore largement sous-considérés. Les obstacles à un suivi adapté relèvent autant du système de santé que des difficultés personnelles, entraînant une faible participation aux dépistages. Le risque carcinologique mammaire persiste malgré l’hormonothérapie et la torsoplastie, justifiant un dépistage adapté. Le risque de cancer du col concerne les hommes trans ayant conservé leur col utérin, avec une adhésion au dépistage encore faible et des alternatives comme l’auto-¬prélèvement HPV (papillomavirus humain) à encourager. Par ailleurs, la contraception est essentielle car la testostérone n’est pas contraceptive ; et le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) doit suivre les recommandations de la population générale. Enfin, la préservation de fertilité doit être abordée systématiquement avant tout traitement hormonal ou chirurgical, afin de garantir une prise en charge respectueuse des projets reproductifs.

Revues générales Comment traiter les lésions de haut grade chez les patientes jeunes ?
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Les lésions cervicales de haut grade touchent surtout des femmes jeunes, autour de 31 ans, âge proche de la première grossesse, d’où l’enjeu obstétrical majeur. Le taux de régression spontanée de ces lésions justifie, dans certaines conditions, une surveillance possible jusqu’à 30 ans selon les recommandations. La stratégie thérapeutique doit être personnalisée et élaborée en concertation étroite avec la patiente. Le traitement de ces lésions repose classiquement sur la résection à l’anse, sous guidage colposcopique, par un opérateur expérimenté. La profondeur et le volume de l’exérèse augmentent le risque d’accouchement prématuré. Un suivi rigoureux après traitement chirurgical est essentiel. À propos de la vaccination post-traitement, les dernières données ne montrent aucun bénéfice.

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