En direct des congrès : Pari(s) Santé Femmes
Endométriose : vers une prise en charge recentrée sur le…
Incontinence anale du post-partum en cas de ventouses chez la primipare : prévalence et facteurs de risque
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Prise en charge des infections sexuellement transmissibles : que disent les nouvelles recommandations ?
Cet article synthétise les recommandations actualisées de la Haute Autorité de santé (HAS) sur la prise en charge thérapeutique des infections sexuellement transmissibles (IST) symptomatiques, succédant aux recommandations de 2016. Il détaille les stratégies diagnostiques et thérapeutiques germe par germe (Chlamydia trachomatis, gonocoque, syphilis, herpès, Mycoplasma genitalium, Trichomonas vaginalis) en insistant sur les traitements de première et deuxième intentions. Les auteurs rappellent l’importance d’une approche globale de la santé sexuelle intégrant prévention, notification des partenaires et orientation vers les dispositifs adaptés.
Prise en charge gynécologique des hommes trans
Les hommes trans présentent des besoins gynécologiques encore largement sous-considérés. Les obstacles à un suivi adapté relèvent autant du système de santé que des difficultés personnelles, entraînant une faible participation aux dépistages. Le risque carcinologique mammaire persiste malgré l’hormonothérapie et la torsoplastie, justifiant un dépistage adapté. Le risque de cancer du col concerne les hommes trans ayant conservé leur col utérin, avec une adhésion au dépistage encore faible et des alternatives comme l’auto-¬prélèvement HPV (papillomavirus humain) à encourager. Par ailleurs, la contraception est essentielle car la testostérone n’est pas contraceptive ; et le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) doit suivre les recommandations de la population générale. Enfin, la préservation de fertilité doit être abordée systématiquement avant tout traitement hormonal ou chirurgical, afin de garantir une prise en charge respectueuse des projets reproductifs.
Comment traiter les lésions de haut grade chez les patientes jeunes ?
Les lésions cervicales de haut grade touchent surtout des femmes jeunes, autour de 31 ans, âge proche de la première grossesse, d’où l’enjeu obstétrical majeur. Le taux de régression spontanée de ces lésions justifie, dans certaines conditions, une surveillance possible jusqu’à 30 ans selon les recommandations. La stratégie thérapeutique doit être personnalisée et élaborée en concertation étroite avec la patiente. Le traitement de ces lésions repose classiquement sur la résection à l’anse, sous guidage colposcopique, par un opérateur expérimenté. La profondeur et le volume de l’exérèse augmentent le risque d’accouchement prématuré. Un suivi rigoureux après traitement chirurgical est essentiel. À propos de la vaccination post-traitement, les dernières données ne montrent aucun bénéfice.
Préservation de la fertilité féminine en oncohématologie : indications et stratégies actuelles
La préservation de la fertilité est devenue un enjeu majeur dans la prise en charge des femmes jeunes atteintes d’hémopathies malignes. L’évaluation du risque gonadotoxique doit être individualisée et doit prendre en compte l’âge, la réserve ovarienne, les traitements envisagés et l’urgence thérapeutique. Si de nombreux traitements de première ligne présentent une gonadotoxicité limitée, les conditionnements avant greffe de cellules souches hématopoïétiques exposent à un risque élevé d’insuffisance ovarienne prématurée et justifient une prise en charge spécialisée précoce. Chez les patientes pubères, la vitrification ovocytaire constitue aujourd’hui la stratégie de référence lorsque le délai thérapeutique le permet. En cas de traitement hautement gonadotoxique, d’urgence thérapeutique ou chez les patientes prépubères, la cryoconservation de cortex ovarien est privilégiée. Les deux approches peuvent être associées afin d’optimiser les chances futures de fertilité. Les résultats reproductifs des deux techniques sont globalement comparables. Toutefois, l’autogreffe de tissu ovarien présente l’avantage supplémentaire de restaurer temporairement la fonction endocrine. Son utilisation dans certaines hémopathies, notamment les leucémies aiguës, reste néanmoins limitée par le risque potentiel de réintroduction de cellules tumorales. Enfin, l’accès précoce à une information adaptée et à une consultation spécialisée doit désormais être considéré comme une composante essentielle du parcours de soins en oncohématologie.
Endométriose chez l’adolescente : diagnostic et prise en charge
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique fréquente chez la femme adulte, qui peut être présente chez l’adolescente mais qui est difficile à identifier à cet âge. Le diagnostic repose surtout sur l’interrogatoire, car l’examen gynécologique et l’imagerie sont souvent limités chez les jeunes filles. La dysménorrhée constitue le symptôme principal, dont il faudra évaluer l’évolution, l’intensité et l’impact sur la vie quotidienne. Les douleurs liées à l’endométriose sont généralement secondaires, d’aggravation progressive, intenses et accompagnées de signes cataméniaux spécifiques.
La prise en charge de la douleur et le traitement de fond reposent respectivement sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et la contraception œstroprogestative. Les approches non médicamenteuses comme la neurostimulation électrique transcutanée (TENS), l’activité physique adaptée ou la kinésithérapie sont également importantes dans la prise en charge de la douleur. Les patientes atteintes d’endométriose bénéficieront d’un suivi prolongé et spécialisé pour limiter les répercussions scolaires, sociales et psychologiques de la maladie.
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Analyse bibliographique
L’administration d’une dose de vaccin contre le papillomavirus humain assure-t-elle…




