Auteur Dahan M.

Service de Gynécologie-obstétrique et Médicine de la Reproduction, Hôpital Foch, SURESNES.

Dossier : Endométriose
0

L’endométriose concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer et reste associée à un retard diagnostique moyen de plusieurs années, malgré la diffusion de recommandations nationales dédiées [1]. En France, les recommandations conjointes de la Haute Autorité de santé (HAS) et du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) de 2018 rappellent que le diagnostic repose prioritairement sur l’interrogatoire ciblé, l’examen clinique pelvien et l’imagerie (échographie pelvienne de référence, puis IRM en seconde intention), la laparoscopie n’étant plus recommandée comme examen de première intention [2]. Dans ce contexte d’errance diagnostique persistante et de volonté de limiter les cœlioscopies purement diagnostiques, le développement d’un test salivaire fondé sur une signature de micro ARN (Endotest®, Ziwig) représente une avancée majeure [3].

Revues générales
0

L’infection materno-fœtale à cytomégalovirus (CMV) est la cause non héréditaire la plus fréquente de troubles neurosensoriels chez l’enfant. On observe une prévalence de nouveau-nés infectés de 0,5 à 1 % dans les pays développés. Malgré un taux élevé de séroconversion pendant la grossesse, la HAS conclut en 2004 à l’absence d’indication d’un dépistage systématique. Depuis, les connaissances sur l’infection à CMV ont nettement progressé.
L’objectif de cet article est de reprendre les avantages et les inconvénients d’une politique de dépistage systématique du CMV, avec comme repère les critères définis par l’OMS. Les arguments contre le dépistage développés à l’époque tombent les uns après les autres. L’Allemagne a franchi le cap du dépistage systématique institutionnel. D’autres pays (Italie, Belgique) le pratiquent largement. En France, en l’absence de traitement, le dépistage n’est toujours pas recommandé de façon institutionnelle.
Cependant, l’information des couples sur les conseils d’hygiène doit être diffusée, conformément aux recommandations du CNGOF en juillet 2015, qui reprennent ce qui avait déjà été dit en 2004.