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Dossier : Grossesse et maladies endocrinologiques
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La prévalence d’un diabète préexistant varie entre 0,5 et 2,6 % des grossesses selon les régions du monde et est en augmentation. Il s’agit de patientes diabétiques de type 1 ou 2. Contrairement au diabète gestationnel découvert lors de la grossesse, ces diabètes, antérieurs à la conception, exposent à un risque significativement élevé de complications materno-fœtales, qui dépendent du contrôle glycémique de la période préconceptionnelle à l’accouchement et des comorbidités maternelles associées. Un équilibre glycémique strict dès avant la conception jusqu’à l’accouchement ainsi qu’une prise en charge spécialisée multi­disciplinaire permettent une nette diminution de ces risques. Il est donc indispensable que les femmes diabétiques soient rassurées quant à leur possibilité de devenir mère, mais surtout qu’elles soient informées en amont des risques encourus et de la nécessité de programmer leurs grossesses et d’être prises en charge par une équipe pluridisciplinaire entraînée.

Dossier : Grossesse et maladies endocrinologiques
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Les pathologies thyroïdiennes sont fréquentes chez les femmes en âge de procréer. Même si elle est moins fréquente que la thyroïdite auto-immune, la maladie de Basedow reste un pourvoyeur important de complication obstétricale. Grâce à un diagnostic précoce et des soins adaptés, elle peut être corrigée pendant la grossesse afin d’en minimiser les risques maternels et fœtaux. La coopération entre gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, endocrinologues, pédiatres et médecins généralistes est primordiale afin d’assurer la santé des mères et de leurs enfants à naître.

Dossier : Grossesse et maladies endocrinologiques
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L’adénome à prolactine est une affection qui touche la femme jeune, ainsi, sa présence en association avec la grossesse est relativement courante. Il ne s’agit pas ici de détailler le diagnostic d’une hyperprolactinémie, mais la prise en charge pré-partum, en cours de grossesse et en post-partum d’une femme ayant un adénome à prolactine connu. De la même façon qu’en dehors de la grossesse, il convient de distinguer deux situations : le microadénome à prolactine et le macroadénome à prolactine proche du chiasma optique. La prise en charge et la surveillance de ces différentes situations seront détaillées dans cet article, en grande partie à partir des recommandations récentes européennes de prise en charge des adénomes hypophysaires en cours de grossesse.

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Chères lectrices, chers lecteurs,
Ce nouveau numéro de Réalités en Gynécologie-­Obstétrique s’ouvre sur un dossier thématique consacré à la grossesse et aux maladies endocriniennes, un sujet à la fois très fréquent en pratique et exigeant dans sa prise en charge. Exigeant parce qu’il oblige à penser la grossesse, non comme un événement isolé, mais comme l’aboutissement d’un temps long, souvent initié bien en amont de la conception.

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La maladie de Paget vulvaire (MPV) doit être suspectée cliniquement devant des plages vulvaires rosées ou érythémateuses très bien limitées, des lésions blanches pouvant être kératosiques, des lésions érosives plus ou moins suintantes ou encore l’association de tous ces types de lésions.
Le traitement de première intention des MPV non invasives repose désormais sur l’imiquimod topique.

Dossier : Ménopause
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L’atrophie vulvovaginale (AVV) touche de nombreuses femmes après la ménopause, provoquant des symptômes gênants comme la sécheresse vaginale, des douleurs lors des rapports et des troubles urinaires. Traditionnellement traitée par des thérapies hormonales et des topiques locaux, cette condition peut désormais bénéficier d’une alternative innovante non hormonale à effet durable : l’injection d’acide hyaluronique (AH) dans la muqueuse vaginale. Toutes les études récentes ont montré une amélioration significative des symptômes, notamment chez les femmes présentant des contre-indications aux hormones, sans effets secondaires majeurs. Toutefois, les données scientifiques restent limitées, car les études sont majoritairement observationnelles.

Dossier : Ménopause
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Les métrorragies post-ménopausiques (MPM) constituent un symptôme fréquent qui justifie une évaluation rigoureuse, car elles peuvent révéler des pathologies bénignes ou malignes, notamment un cancer de l’endomètre. L’échographie endovaginale constitue l’examen de première intention, permettant, dans la majorité des cas, d’orienter la conduite à tenir. En cas d’anomalie, en particulier d’endomètre mesurant plus de 4 mm ou de récidive des saignements, des examens complémentaires tels que l’hystéroscopie et la biopsie endométriale sont nécessaires. Cet article fait le point sur les explorations recommandées et les stratégies thérapeutiques actuelles, en s’appuyant sur les dernières recommandations du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français).

Dossier : Ménopause
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Les bouffées vasomotrices (BVM), symptômes fréquents de la ménopause, peuvent altérer significativement la qualité de vie. Le traitement hormonal est efficace dans cette indication, mais il est contre-indiqué dans certaines situations cliniques.
Des alternatives médicamenteuses non hormonales émergent, parmi lesquelles les antagonistes des récepteurs de la neurokinine 1 et 3 (NK1/NK3), représentant une avancée thérapeutique majeure. Le fézolinétant et l’élinzanétant ont montré une efficacité significative dans la réduction des symptômes vasomoteurs modérés à sévères. Le fézolinétant est désormais disponible en France, tandis que l’élinzanétant vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché au Royaume-Uni. Ces traitements ouvrent de nouvelles perspectives pour les patientes ne pouvant ou ne voulant pas bénéficier d’un traitement hormonal.

Dossier : Ménopause
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La ménopause survient en moyenne à l’âge de 51 ans et s’accompagne dans une majorité des cas de symptômes qui sont la conséquence de la carence œstrogénique : bouffées vasomotrices, sueurs nocturnes, douleurs articulaires et syndrome génito-urinaire de la ménopause. Le THM est le traitement de première intention du syndrome climatérique invalidant chez la femme ménopausée.