L’infertilité liée à l’endométriose
Objectif : Ne pas perdre de temps précieux (l’âge est…
Objectif : Ne pas perdre de temps précieux (l’âge est…
L’endométriose est une pathologie qui affecte environ 1,5 à 2,5 millions de femmes en France, et environ 40 % des femmes qui rapportent des douleurs pelviennes chroniques souffrent d’endométriose. La présentation clinique est souvent complexe avec une symptomatologie douloureuse pouvant toucher les sphères vésicale, digestive, sexuelle ou musculaire. Ce tableau clinique, avec parfois un décalage important entre l’imagerie et la plainte douloureuse, est le témoin de mécanismes de sensibilisation centrale (abaissement des seuils d’excitabilité médullaire et défaillance des contrôles inhibiteurs descendants).
L’objectif de cet article est de détailler le rationnel scientifique et les modalités pratiques des techniques non médicamenteuses les plus robustes afin de les intégrer précocement dans un parcours de soins multimodal et personnalisé. Cette prise en charge concerne toutes les femmes présentant des douleurs pelviennes chroniques, que le diagnostic d’endométriose soit avéré ou non.
L’endométriose concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer et reste associée à un retard diagnostique moyen de plusieurs années, malgré la diffusion de recommandations nationales dédiées [1]. En France, les recommandations conjointes de la Haute Autorité de santé (HAS) et du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) de 2018 rappellent que le diagnostic repose prioritairement sur l’interrogatoire ciblé, l’examen clinique pelvien et l’imagerie (échographie pelvienne de référence, puis IRM en seconde intention), la laparoscopie n’étant plus recommandée comme examen de première intention [2]. Dans ce contexte d’errance diagnostique persistante et de volonté de limiter les cœlioscopies purement diagnostiques, le développement d’un test salivaire fondé sur une signature de micro ARN (Endotest®, Ziwig) représente une avancée majeure [3].
La prévalence d’un diabète préexistant varie entre 0,5 et 2,6 % des grossesses selon les régions du monde et est en augmentation. Il s’agit de patientes diabétiques de type 1 ou 2. Contrairement au diabète gestationnel découvert lors de la grossesse, ces diabètes, antérieurs à la conception, exposent à un risque significativement élevé de complications materno-fœtales, qui dépendent du contrôle glycémique de la période préconceptionnelle à l’accouchement et des comorbidités maternelles associées. Un équilibre glycémique strict dès avant la conception jusqu’à l’accouchement ainsi qu’une prise en charge spécialisée multidisciplinaire permettent une nette diminution de ces risques. Il est donc indispensable que les femmes diabétiques soient rassurées quant à leur possibilité de devenir mère, mais surtout qu’elles soient informées en amont des risques encourus et de la nécessité de programmer leurs grossesses et d’être prises en charge par une équipe pluridisciplinaire entraînée.
Généralités L’hypothyroïdie est une pathologie majoritairement féminine dont l’incidence augmente…
Les pathologies thyroïdiennes sont fréquentes chez les femmes en âge de procréer. Même si elle est moins fréquente que la thyroïdite auto-immune, la maladie de Basedow reste un pourvoyeur important de complication obstétricale. Grâce à un diagnostic précoce et des soins adaptés, elle peut être corrigée pendant la grossesse afin d’en minimiser les risques maternels et fœtaux. La coopération entre gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, endocrinologues, pédiatres et médecins généralistes est primordiale afin d’assurer la santé des mères et de leurs enfants à naître.
L’adénome à prolactine est une affection qui touche la femme jeune, ainsi, sa présence en association avec la grossesse est relativement courante. Il ne s’agit pas ici de détailler le diagnostic d’une hyperprolactinémie, mais la prise en charge pré-partum, en cours de grossesse et en post-partum d’une femme ayant un adénome à prolactine connu. De la même façon qu’en dehors de la grossesse, il convient de distinguer deux situations : le microadénome à prolactine et le macroadénome à prolactine proche du chiasma optique. La prise en charge et la surveillance de ces différentes situations seront détaillées dans cet article, en grande partie à partir des recommandations récentes européennes de prise en charge des adénomes hypophysaires en cours de grossesse.
Chères lectrices, chers lecteurs,
Ce nouveau numéro de Réalités en Gynécologie-Obstétrique s’ouvre sur un dossier thématique consacré à la grossesse et aux maladies endocriniennes, un sujet à la fois très fréquent en pratique et exigeant dans sa prise en charge. Exigeant parce qu’il oblige à penser la grossesse, non comme un événement isolé, mais comme l’aboutissement d’un temps long, souvent initié bien en amont de la conception.
La maladie de Paget vulvaire (MPV) doit être suspectée cliniquement devant des plages vulvaires rosées ou érythémateuses très bien limitées, des lésions blanches pouvant être kératosiques, des lésions érosives plus ou moins suintantes ou encore l’association de tous ces types de lésions.
Le traitement de première intention des MPV non invasives repose désormais sur l’imiquimod topique.