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Dossier : Ménopause
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L’atrophie vulvovaginale (AVV) touche de nombreuses femmes après la ménopause, provoquant des symptômes gênants comme la sécheresse vaginale, des douleurs lors des rapports et des troubles urinaires. Traditionnellement traitée par des thérapies hormonales et des topiques locaux, cette condition peut désormais bénéficier d’une alternative innovante non hormonale à effet durable : l’injection d’acide hyaluronique (AH) dans la muqueuse vaginale. Toutes les études récentes ont montré une amélioration significative des symptômes, notamment chez les femmes présentant des contre-indications aux hormones, sans effets secondaires majeurs. Toutefois, les données scientifiques restent limitées, car les études sont majoritairement observationnelles.

Dossier : Ménopause
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Les métrorragies post-ménopausiques (MPM) constituent un symptôme fréquent qui justifie une évaluation rigoureuse, car elles peuvent révéler des pathologies bénignes ou malignes, notamment un cancer de l’endomètre. L’échographie endovaginale constitue l’examen de première intention, permettant, dans la majorité des cas, d’orienter la conduite à tenir. En cas d’anomalie, en particulier d’endomètre mesurant plus de 4 mm ou de récidive des saignements, des examens complémentaires tels que l’hystéroscopie et la biopsie endométriale sont nécessaires. Cet article fait le point sur les explorations recommandées et les stratégies thérapeutiques actuelles, en s’appuyant sur les dernières recommandations du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français).

Dossier : Ménopause
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Les bouffées vasomotrices (BVM), symptômes fréquents de la ménopause, peuvent altérer significativement la qualité de vie. Le traitement hormonal est efficace dans cette indication, mais il est contre-indiqué dans certaines situations cliniques.
Des alternatives médicamenteuses non hormonales émergent, parmi lesquelles les antagonistes des récepteurs de la neurokinine 1 et 3 (NK1/NK3), représentant une avancée thérapeutique majeure. Le fézolinétant et l’élinzanétant ont montré une efficacité significative dans la réduction des symptômes vasomoteurs modérés à sévères. Le fézolinétant est désormais disponible en France, tandis que l’élinzanétant vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché au Royaume-Uni. Ces traitements ouvrent de nouvelles perspectives pour les patientes ne pouvant ou ne voulant pas bénéficier d’un traitement hormonal.

Dossier : Ménopause
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La ménopause survient en moyenne à l’âge de 51 ans et s’accompagne dans une majorité des cas de symptômes qui sont la conséquence de la carence œstrogénique : bouffées vasomotrices, sueurs nocturnes, douleurs articulaires et syndrome génito-urinaire de la ménopause. Le THM est le traitement de première intention du syndrome climatérique invalidant chez la femme ménopausée.

Dossier : Papillomavirus Dernières recommandations concernant le dépistage HPV chez les patientes VIH
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Les cancers sont une comorbidité fréquente chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), d’autant que leur espérance de vie augmente, en particulier grâce aux traitements antirétroviraux (ARV) [1].

Les PVVIH doivent bénéficier des programmes de dépistage et de prise en charge pour une affection maligne tels que recommandés en population générale. Cependant, certains cancers ont une incidence plus élevée chez les PVVIH tels que le cancer du col de l’utérus et du canal anal, et doivent bénéficier d’un dépistage spécifique.

Dossier : Papillomavirus Vaccination contre le papillomavirus : questions-réponses fréquentes en 2025
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Les virus HPV sont ubiquitaires et sont une des plus importantes maladies sexuellement transmises dans le monde. Nous ne devons pas nous arrêter à ce caractère sexuel car ce sont surtout des virus pourvoyeurs de cancers génitaux et oropharyngés.
80 % des adultes en activité sexuelle s’infecteront au cours de leur vie, majoritairement jeunes et souvent dès les premiers rapports. Les cancers surviennent 10 à 30 ans après l’infection. La prévention secondaire basée sur le dépistage est encore nécessaire mais insuffisante. La prévention primaire ne peut être assurée que par la vaccination. Elle est efficace, permettant de prévenir 88 % des cancers du col lorsqu’elle est effectuée avant l’âge de 17 ans. Pratiquée plus tard, elle le reste encore (55-60 %).
Depuis 2007, près de 500 millions de femmes ont été vaccinées dans le monde, sans qu’aucune alerte de tolérance n’ait été confirmée. La vaccination du garçon, débutée dès 2011 aux États-Unis, n’a démarré en France que depuis 2021. Elle est tout aussi indispensable, efficace et bien tolérée. Même chez les femmes déjà infectées, voire déjà porteuses de lésions HPV-dépendantes, la vaccination pourrait avoir un intérêt réel qui nécessite d’être confirmé ou pas.
Le seul problème de ces vaccins, universellement adoptés sous l’impulsion de l’OMS, est celui de la mauvaise couverture vaccinale en France. L’améliorer doit être un combat de tous les professionnels de santé concernés [1].

Dossier : Le THM : nécessité d'une révision
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Le traitement hormonal de la ménopause (THM) était très largement utilisé jusqu’à la publication en 2002 de l’étude WHI tant il était paré de toutes les vertus. Cet engouement était basé sur des observations de “bon sens”, des raisonnements de type syllogisme, parfois paralogisme et même sophisme. Cette étude tsunami a, à tort, totalement décrédibilisé ce traitement ; elle avait certes une bonne méthodologie mais d’énormes fautes d’interprétation des résultats ont été comises. Les avocats du THM ont dû revoir leur copie, ce qui les a fait indiscutablement progresser tant le confort de la chose admise avait émoussé leur vigilance. Depuis le THM a, au moins au plan des connaissances, beaucoup progressé en sécurité avec remise en cause de l’innocuité des progestatifs, introduction des notions d’âge, de prévention primaire ou secondaire, de terrain à risque, etc. Malheureusement ces progrès n’ont pas ramené la confiance et le balancier n’est pas revenu à sa juste place au détriment de la santé des femmes.

Dossier : Le THM : nécessité d'une révision
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Si la Women Health Initiative (WHI) [1] a marqué un coup d’arrêt dans la prescription du traitement hormonal de la ménopause (THM) (-74 % de boîtes prescrites en 10 ans), c’est en partie dû à l’augmentation du nombre de cancers du sein dans le groupe traité par rapport au groupe placebo. Et pourtant, rappelons qu’en nombre absolu pour 10 000 années femmes, les auteurs avaient noté 8 cancers du sein en plus (38 vs 30) et, dans le même article, le nombre de cancers du côlon était diminué avec 6 cancers du côlon en moins (10 vs 16).

Dossier : Le THM : nécessité d'une révision
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Depuis la publication et la médiatisation importante des résultats de l’étude WHI, il y a plus de 10 ans, les prescriptions du traitement hormonal de la ménopause (THM) ont chuté de manière importante dans tous les pays occidentaux et notamment en France. La carence estrogénique de la ménopause représente un des facteurs physiopathologiques majeurs de l’ostéoporose post-ménopausique, ce qui soulève la question des conséquences osseuses potentielles de la moindre utilisation du THM. Nous ne disposons pas de données épidémiologiques pour la France, mais des études récentes réalisées aux États-Unis montrent une augmentation significative de l’incidence fracturaire, en particulier des sites osseux riches en os trabéculaire (poignet, côtes, vertèbres) associée à la baisse des THM. Ces résultats ne sont pas surprenants compte tenu de l’estrogéno-dépendance majeure du tissu osseux étayée notamment par l’efficacité du THM à réduire l’incidence fracturaire de femmes même à faible risque osseux. L’évaluation du risque fracturaire doit donc représenter un élément important de la prise en charge des femmes en début de ménopause et nécessite d’être prise en compte dans la balance bénéfices/risques du THM, en particulier chez celles qui abordent leur ménopause avec déjà une augmentation de leur risque fracturaire.