Dernière épidémie de Zika : les leçons à retenir

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L’épidémie de Zika a démarré en Polynésie française en septembre 2013, précédant celle d’Amérique latine en 2015 et des départements français d’Amérique en 2016. Initialement rapportée comme bénigne lors de l’épidémie en 2007 à Yap, en Micronésie, elle a surpris la communauté scientifique par son neuro­tropisme majeur avec, d’une part les syndromes de Guillain-Barré (SGB) chez l’adulte [1], et d’autre part, son effet tératogène sur le système nerveux, faisant décrire le syndrome du Zika congénital (SZC). Une déclaration d’état d’urgence de santé publique internationale de l’OMS a été faite en février 2016 lorsque le lien entre les microcéphalies et le virus Zika (ZIKV) a été suspecté et a permis de renforcer les moyens de prévention et d’information des populations exposées. La prévention par la lutte antivectorielle est devenue primordiale et le suivi des femmes enceintes des zones à risque a été bien défini. Nous allons décrire l’histoire de cette arbovirose émergente : épidémiologie, clinique, complications, examens diagnostiques, prévention.

Epidémiologie

Le ZIKV est un virus enveloppé à ARN, de la classe des Flavivirus. Il a été isolé initialement chez un macaque rhésus d’Ouganda en 1947, puis chez l’homme en 1954. Il a la même épidémiologie que la dengue et le chikungunya. Une vaste épidémie a touché la Polynésie française en septembre 2013-avril 2014 avec un très fort taux d’attaque (80 %) et au moins 11 % de la population atteinte. Début 2015, le Brésil rapporta ses premiers cas, suivi par la Colombie et le Pérou. Fin 2016, plus de 80 pays ont une transmission autochtone du ZIKV et des cas d’importation ont été décrits dans les pays non endémiques.

Transmission

Le mode primaire de transmission à l’homme est la piqûre par un moustique femelle infecté de la famille Aedes aegypti, Aedes albopictus, Africa Aedes et yellow head Aedes mosquitoes, qui sévissent largement dans les zones tropicales, subtropicales et tempérées mais la pathogénèse de l’infection à ZIKV chez l’homme reste mal comprise.

D’autres modes de transmission ont été décrits :

  • sexuelle : avec isolation du[...]

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À propos de l’auteur

Service de Néonatologie, Centre Hospitalier de Polynésie Française.

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