Insuffisance ovarienne prématurée : diagnostic et prise en charge
L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP), caractérisée par une absence de règles d’au moins 4 mois et un taux de FSH > 25 UI/L avant l’âge de 40 ans, constitue un motif non rare de consultation en gynécologie. Après élimination d’une origine iatrogène, les explorations étiologiques consistent à réaliser un caryotype, une recherche de pré-mutation FMR1 et un bilan auto-immun.
Les technologies plus récentes d’exploration moléculaire ont permis d’identifier de nouveaux gènes impliqués dans la survenue d’une IOP, ayant pour conséquence des enquêtes familiales pouvant aider à proposer des attitudes préventives de préservation de la fertilité. De plus, la meilleure connaissance des risques associés à l’IOP, essentiellement osseux et cardiovasculaires, implique une surveillance et une prise en charge thérapeutique adaptée, nécessitant la prescription d’un traitement hormonal substitutif.
Enfin, le don d’ovocyte permet le plus souvent de mener des projets de grossesse si les patientes le souhaitent.

