Y a-t-il encore une place pour le traitement par SDHEA ?

0

Le sulfate de déhydroépiandrostérone (SDHEA) est un androgène produit majoritairement par la zone réticulée de la surrénale où a lieu la sulfatation. Il existe aussi, au niveau de l’ovaire, une sulfatase au niveau des cellules de la granulosa permettant la conversion du SDHEA en déhydroépiandrostérone (DHEA) [1]. C’est l’androgène majoritaire chez la femme et il contribue à 90 % de la production d’estrogènes chez la femme ménopausée. La DHEA a une faible action androgénique, seules la testostérone et la dihydrotestostérone (DHT) pouvant se lier au récepteur des androgènes et l’activer. La DHEA est convertie en périphérie en testostérone et DHT, la testostérone pouvant ensuite être aromatisée en estradiol (fig. 1). La DHEA joue un rôle dans l’initiation à la puberté : c’est l’adrénarche. Elle diminue avec l’âge, à partir de 25 ans et jusqu’à la ménopause [1].

Sur le plan de la folliculogénèse, les androgènes sont maintenant considérés comme des acteurs à part entière. Il existe au niveau folliculaire des récepteurs aux androgènes.

Androgènes et ovaires

1. Les modèles animaux

Le rôle précis des androgènes dans la folli­culogénèse précoce est complexe.

Chez le rongeur, l’utilisation de DHT, qui est non aromatisable, induit une atrésie folliculaire. L’injection de la DHEA pendant 7, 15 ou 30 jours entraîne une diminution du poids et du volume de l’ovaire à 30 jours avec une augmentation du pourcentage de follicules primordiaux, primaires mais aussi atrétiques, alors qu’à J15 il y a augmentation du nombre total des follicules, portant en majorité sur les follicules primordiaux. D’autres travaux sur des souris âgées retrouvent une diminution de l’apoptose et de l’aneuploïdie liées à l’âge des ovocytes en améliorant les fonctions mito­chondriales [2].

Chez le primate adulte, après injection de testostérone pendant 3 à 10 jours, on observe un agrandissement de la taille de l’ovaire, une augmentation des follicules en croissance (de 2,5 à 3 fois plus), une prolifération des cellules de la granulosa et de la thèque, et une diminution de l’apoptose. L’un des mécanismes[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Endocrinologue, PARIS

Laisser un commentaire