Auteur C. Debes

Hôpital Tenon, PARIS

Dossier : Endométriose
0

L’endométriose est une pathologie qui affecte environ 1,5 à 2,5 millions de femmes en France, et environ 40 % des femmes qui rapportent des douleurs pelviennes chroniques souffrent d’endométriose. La présentation clinique est souvent complexe avec une symptomatologie douloureuse pouvant toucher les sphères vésicale, digestive, sexuelle ou musculaire. Ce tableau clinique, avec parfois un décalage important entre l’imagerie et la plainte douloureuse, est le témoin de mécanismes de sensibilisation centrale (abaissement des seuils d’excitabilité médullaire et défaillance des contrôles inhibiteurs descendants).
L’objectif de cet article est de détailler le rationnel scientifique et les modalités pratiques des techniques non médicamenteuses les plus robustes afin de les intégrer précocement dans un parcours de soins multimodal et personnalisé. Cette prise en charge concerne toutes les femmes présentant des douleurs pelviennes chroniques, que le diagnostic d’endométriose soit avéré ou non.

Revue Générale Prise en charge de la névralgie pudendale
0

Le diagnostic de névralgie pudendale est clinique, il repose sur les critères de Nantes et un bloc test infiltratif. Il ne nécessite pas d’exploration complémentaire en dehors des drapeaux rouges qui doivent orienter vers une pathologie organique. L’électromyogramme périnéal ne doit plus faire partie des examens de routine.
La neuropathie par compression du canal d’Alcock est la forme la plus typique, mais il existe de nombreuses formes non mécaniques. Il convient de systématiquement rechercher un tableau d’hyper­sensibilisation pelvienne associée.
Le traitement repose sur des recommandations de prise en charge. La chirurgie ne doit être réalisée qu’en cas d’échec des traitements de première ligne bien conduits : antineuropathiques, kinésithérapie, simulateur électrique transcutané (TENS), et uniquement en cas de bloc test infiltratif positif. Les techniques émergentes comme la radiofréquence pulsée et la neurostimulation médullaire sont prometteuses. Toutefois, elles ne bénéficient pas d’un niveau de preuve suffisant à l’heure actuelle pour faire l’objet de recommandations. Elles pourront être proposées en deuxième ou troisième ligne au sein de centres d’expertise.