Contexte
Le cancer du col de l’utérus (CCU) est le 12e cancer le plus fréquent en France. Il est attribuable dans la quasi-totalité des cas à une infection durable par le papillomavirus humain (HPV), dont l’évolution peut conduire à des lésions précancéreuses, puis à un cancer dans 3 % des cas. Les recommandations actuelles de dépistage en France en population générale reposent sur un examen cytologique annuel les deux premières années, puis tous les trois ans pour les personnes de 25 à 29 ans, et sur un test HPV-HR tous les cinq ans pour les personnes de 30 à 65 ans [1].
La Haute Autorité de santé (HAS) rappelle en premier lieu que la prévention primaire des infections génitales à HPV repose sur la vaccination universelle. Cette vaccination est recommandée en population générale pour les filles et les garçons dès l’âge de 11 ans, et en rattrapage jusqu’à l’âge de 26 ans révolus. La vaccination contre le virus HPV n’exempte en aucun cas du dépistage du CCU et d’un suivi gynécologique régulier.
Les personnes immunodéprimées présentent un risque accru de développer un CCU dans la mesure où l’immunodépression peut favoriser une réactivation d’une infection HPV latente et une diminution de la clairance virale, justifiant un dépistage plus fréquent du CCU dans cette population, par rapport à la population générale.
Actuellement, pour les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), les recommandations sont identiques à celles de la population générale, à l’exception des PVVIH de 25 à 29 ans présentant une infection tardive ou à un stade avancé (taux de CD4 < 350/ml) pour lesquelles il est recommandé d’effectuer un examen cytologique annuel [2].
La littérature sur les personnes immunodéprimées hors PVVIH est limitée, et aucune étude ne permet de comparer directement l’incidence, la gravité ou l’âge d’apparition du CCU entre les différentes populations. Cependant, du fait du risque augmenté des lésions cervicales de haut grade et/ou de CCU, de la performance des tests diagnostiques actuels, et de l’amélioration du pronostic en cas de détection des lésions cancéreuses à un stade précoce, la HAS a émis des recommandations spécifiques concernant le dépistage organisé des personnes immunodéprimées hors PVVIH.
Population concernée
La HAS recommande un dépistage plus rapproché du cancer du col de l’utérus[...]
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