Cas clinique

Cas clinique Lichen scléreux vulvaire
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Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est généralement diagnostiqué devant un prurit vulvaire, bien que des formes asymptomatiques existent. L’examen doit rechercher pâleur, hémorragies sous-épithéliales, atrophie/hyperkératose et synéchies. Des photographies sont nécessaires en raison du traitement qui sera poursuivi après rémission. La biopsie est réservée aux doutes diagnostiques ou lésions résistantes, pour éliminer une néoplasie intra-épithéliale différenciée (dVIN) ou un carcinome. Les complications majeures incluent le risque de transformation, la vulvodynie secondaire et les brides invalidantes. Le traitement repose sur les dermocorticoïdes de classe 4 en attaque, puis sur un entretien prolongé afin de prévenir les récidives.

Cas clinique Vulvite de Zoon
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La vulvite de Zoon est une dermatose vulvaire bénigne chronique touchant principalement les femmes ménopausées. Les symptômes (inconstants) ne sont pas spécifiques : brûlure, dyspareunie, prurit. Elle se caractérise par des lésions vulvaires rouge brique fixes, brillantes, bien limitées. L’histologie retrouve un épithélium atrophique avec un infiltrat inflammatoire en bande sous-¬épithéliale contenant souvent de nombreux plasmocytes, des hématies extravasées et de nombreux sidérophages. Son étiologie est inconnue.
Nous avons pu en individualiser deux grands types : la vulvite de Zoon purement vestibulaire, sur vulve par ailleurs normale, probablement secondaire à la carence œstrogénique ; et la vulvite de Zoon touchant également des régions extra-vestibulaires, associée à un lichen, le plus souvent lichen plan, actif ou quiescent.

Cas clinique Bouffées vasomotrices atypiques
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La survenue de bouffées vasomotrices (BVM), comprenant les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, est très fréquente lors de la ménopause. Leur expression peut être très variable d’une femme à l’autre en termes de temporalité d’apparition, de sévérité, de fréquence ou de durée. Elles correspondent à une sensation soudaine de chaleur débutant dans le haut du corps accompagnée de sueurs profuses. Les BVM durent en moyenne 5 à 7 ans, mais peuvent parfois persister plus de 15 ans après la ménopause [1]. Elles peuvent être favorisées par les émotions, la consommation d’alcool, les températures élevées, l’alimentation épicée. Le traitement hormonal de la ménopause (THM) permet une diminution de la fréquence et de la sévérité des BVM [2].