Auteur Sarfati J.

PH en endocrinologie,
Service du Pr Christin Maitre,
Hôpital Saint-Antoine, PARIS.

Dossier : Grossesse et maladies endocrinologiques
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L’adénome à prolactine est une affection qui touche la femme jeune, ainsi, sa présence en association avec la grossesse est relativement courante. Il ne s’agit pas ici de détailler le diagnostic d’une hyperprolactinémie, mais la prise en charge pré-partum, en cours de grossesse et en post-partum d’une femme ayant un adénome à prolactine connu. De la même façon qu’en dehors de la grossesse, il convient de distinguer deux situations : le microadénome à prolactine et le macroadénome à prolactine proche du chiasma optique. La prise en charge et la surveillance de ces différentes situations seront détaillées dans cet article, en grande partie à partir des recommandations récentes européennes de prise en charge des adénomes hypophysaires en cours de grossesse.

Revues générales
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La prévalence de l’obésité est en constante augmentation et la chirurgie bariatrique est, à l’heure actuelle, la thérapeutique la plus efficace. Elle est réalisée dans près de la moitié des cas chez des femmes en âge de procréer. Malgré la perte de poids, ces femmes restent exposées, pendant la grossesse, à un risque élevé de diabète gestationnel, quel que soit le type de chirurgie effectué. En parallèle, une évaluation carentielle doit être pratiquée avant la grossesse ou, au plus tard, en tout début de grossesse. Le dépistage de diabète gestationnel doit donc être fait de façon systématique (pour tout IMC) selon différents procédés à différents termes de la grossesse : une glycémie à jeun et une HbA1c au premier trimestre, une HGPO au deuxième trimestre sauf chirurgie de bypass gastrique. La prise en charge reste classique, elle repose essentiellement sur les mesures glycémiques et la mise en place d’une insulinothérapie peut s’avérer nécessaire.

Revues générales
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L’hyperandrogénie de la ménopause est une pathologie rare mais dont la prévalence n’est pas réellement évaluée. Un hirsutisme marqué ou une alopécie doivent motiver la réalisation d’un dosage de testostérone total. Les étiologies sont multiples et scindées en deux groupes : non tumoral et tumoral.
Si le dosage de testostérone est au-dessus de la normale, il est nécessaire de prescrire des examens d’imagerie (scanner surrénalien et IRM pelvienne). En effet, il est indispensable d’éliminer une cause tumorale, en particulier une tumeur surrénalienne dont le pronostic est fonction de l’extension et de la rapidité de prise en charge.