Auteur Delcour C.

Service de Gynécologie-obstétrique, Hôpital Robert-Debré, PARIS.

Fiche pratique
0

Le cancer du col de l’utérus (CCU) est le 12e cancer le plus fréquent en France. Il est attribuable dans la quasi-totalité des cas à une infection durable par le papillo­mavirus humain (HPV), dont l’évolution peut conduire à des lésions précancéreuses, puis à un cancer dans 3 % des cas. Les recommandations actuelles de dépistage en France en population générale reposent sur un examen cytologique annuel les deux premières années, puis tous les trois ans pour les personnes de 25 à 29 ans, et sur un test HPV-HR tous les cinq ans pour les personnes de 30 à 65 ans.

Dossier : Grossesse et maladies endocrinologiques
0

Les pathologies thyroïdiennes sont fréquentes chez les femmes en âge de procréer. Même si elle est moins fréquente que la thyroïdite auto-immune, la maladie de Basedow reste un pourvoyeur important de complication obstétricale. Grâce à un diagnostic précoce et des soins adaptés, elle peut être corrigée pendant la grossesse afin d’en minimiser les risques maternels et fœtaux. La coopération entre gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, endocrinologues, pédiatres et médecins généralistes est primordiale afin d’assurer la santé des mères et de leurs enfants à naître.

Éditorial Le papillomavirus chez les patientes immunodéprimées
0

Chères lectrices, chers lecteurs,

Dans ce numéro de Réalités en Gynécologie-Obstétrique, nous vous proposons un dossier spécial sur la thématique de l’infection par le papillomavirus, en particulier dans les situations d’immunodépression.

L’infection par le papillomavirus et ses conséquences représentent un enjeu de santé publique, et le gynécologue est un acteur central dans la prise en charge des femmes concernées. Par ailleurs, des recommandations pour le dépistage chez les femmes vivant avec le VIH ont été publiées il y a un peu plus d’1 an. Il nous a ainsi semblé pertinent de faire un état des lieux des connaissances et recommandations sur ce sujet.

Revues générales
0

La vulvite est une affection fréquente chez la petite fille, mais sa prévalence est cependant inconnue [1]. Elle survient en général entre 3 et 6 ans [2], chez des petites filles en cours d’autonomisation concernant la propreté, et disparaît spontanément vers l’âge de 8 ans. Il s’agit dans la quasi-­totalité des cas de vulvites irritatives qui sont traitées par des règles d’hygiène simples. Il est alors indispensable d’expliquer à la famille que les vulvites peuvent récidiver en cas de relâchement des règles d’hygiène. La connaissance de la physiologie vulvaire de la jeune enfant est indispensable pour éviter de proposer des traitements inadaptés qui aggravent ou entretiennent la situation. Les autres causes de vulvite sont beaucoup plus rares et très faciles à distinguer cliniquement.

Revues générales
0

L’information concernant les modalités d’utilisation et l’efficacité des contraceptifs reste insuffisante chez les adolescentes à ce jour. L’information et la déconstruction des croyances sont indispensables afin, notamment, d’améliorer l’observance de ces jeunes filles. En pratique, tous les contraceptifs sont possibles selon les mêmes contre-indications que chez l’adulte. La consultation pour contraception chez l’adolescente est un moment clé pour aborder les questions de sexualité, de prévention des IST, s’assurer de la vaccination HPV et dépister les situations de violence.

Revues générales
0

Le cancer du col de l’utérus est le 12e cancer le plus fréquent en France et l’un des rares cancers pour lesquels le pronostic reste sévère. La mise en place d’une campagne de dépistage organisée (DO-CCU) à l’échelon national reste donc à ce jour un enjeu important de santé publique.
Depuis l’arrêté du 30 juillet 2020, le DO-CCU repose sur la réalisation d’un test HPV-haut risque (HPV-HR), complété d’une cytologie réflexe en cas de positivité.
Chez la femme en périménopause et la femme ménopausée, l’interprétation du frottis cervico-utérin (FCU)
ainsi que la colposcopie sont rendues difficiles à cause de la carence estrogénique.
Plusieurs études ont montré l’intérêt d’un traitement estrogénique préalable au FCU et à la colpos­copie pour améliorer l’efficacité de ces deux examens. Ainsi, il pourrait être intéressant de rediscuter les modalités du dépistage chez les femmes présentant une carence estrogénique, en y incluant une préparation estrogénique préalable, en l’absence de contre-indication.

Revues générales
0

La grossesse est marquée par des modifications physiologiques du fonctionnement thyroïdien qu’il convient de prendre en compte lors de l’interprétation des bilans chez les femmes enceintes. Les dysthyroïdies non équilibrées chez la mère au cours de la grossesse sont associées à une augmentation du risque obstétrical et peuvent parfois avoir un retentissement sévère sur le fœtus et l’enfant à naître sur le plus long terme.
Parmi les dysthyroïdies, la maladie de Basedow correspond à une situation complexe dont la prise en charge est spécifique pendant la grossesse du fait d’un risque fœtal et néonatal accru. Dans ces situations, une prise en charge multidisciplinaire spécialisée est requise.

Revues générales
0

L’aménorrhée primaire correspond à l’absence de ménarche après l’âge de 16 ans ou après l’âge de 13 ans si l’aménorrhée s’accompagne d’un impubérisme [1]. Il s’agit davantage d’un symptôme que d’une pathologie à part entière, puisqu’elle peut être révélatrice d’hypogonadisme de cause centrale ou périphérique, d’anomalie de développement utérin, d’obstruction locale empêchant
l’écoulement du flux menstruel ou de pathologies hormonales et non hormonales diverses [2].
L’exploration minutieuse et méthodique de cette aménorrhée est ainsi nécessaire pour en définir la cause et ensuite proposer une prise en charge adaptée.

Revues générales
0

Le syndrome génito-urinaire a été redéfini lors du consensus international de 2013.
Il correspond à un ensemble de symptômes et de signes physiques génitaux, sexuels et urinaires secondaires à la carence en estrogènes et autres stéroïdes sexuels au moment de la ménopause. Contrairement aux bouffées de chaleur, le syndrome génito-urinaire a tendance à s’aggraver avec le temps, il est donc indispensable de savoir le dépister et le traiter, d’autant plus que la durée de la vie s’allonge et que ce sujet reste tabou. Cet article a pour objectif de revenir sur les données épidémio­logiques et physiopathologiques du trouble génito-urinaire sans oublier les différents traitements disponibles pour y faire face.