L’injection locale de l’acide hyaluronique dans le traitement de l’atrophie vulvovaginale : une alternative innovante

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Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), nouvelle terminologie de l’atrophie vulvovaginale (AVV), est un problème de santé intime qui touche un grand nombre de femmes, particulièrement après la ménopause (10-70 % des femmes ménopausées). Il correspond à l’ensemble des symptômes vulvovaginaux (sécheresse, brûlure, irritation) (tableau I et fig. 1), sexuels (dyspareunie) et/ou urinaires (cystites à répétition, pollakiurie, nycturie, dysurie, urgenturie) résultant d’une baisse d’œstrogènes ou, dans certains cas, à la suite d’une insuffisance ovarienne d’origine chirurgicale ou médicamenteuse, et affectant significativement la qualité de vie et la fonction sexuelle des femmes qui en sont atteintes [1, 2].

La prise en charge du SGUM reposait principalement sur les traitements hormonaux et non hormonaux locaux par voie vaginale, recommandés en première intention [2]. Actuellement, de nouvelles thérapeutiques moins contraignantes pour les patientes et à effet plus durable dans le temps sont en train de prouver leur efficacité dans le traitement de l’AVV [3].

Le traitement de l’AVV par injection d’acide hyaluronique (AH) dans la muqueuse vaginale est nouveau. Cette technique suscite un intérêt grandissant, en particulier pour les femmes présentant une contre-indication aux traitements hormonaux.

Qu’est-ce que l’acide hyaluronique ?

L’acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans le corps humain, principalement dans la peau (56 %). C’est un polysaccharide (un type de sucre complexe) dont la structure est identique dans toutes les espèces et dans tous les tissus. Il possède[...]

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À propos de l’auteur

Gynécologue obstétricienne Hôpital Robert-Debré AP-HP, PARIS