Les nouveaux traitements non hormonaux des bouffées de chaleur, notamment les antagonistes des récepteurs de la neurokinine 3

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Contexte

Les bouffées vasomotrices (BVM) sont des épisodes intermittents de sudation et de sensation de chaleur. Elles sont ressenties par 70 à 80 % des femmes au cours de la transition ménopausique et en post-ménopause. La durée totale médiane est de 5 à 7 ans, mais elles peuvent durer au-delà de 15 ans [1, 2]. Elles ont souvent un impact négatif significatif sur la qualité de vie, avec près de 25 % des femmes les décrivant comme très invalidantes [3, 4].

Le traitement hormonal de la ménopause est l’option thérapeutique la plus efficace. Cependant, il existe des contre-indications, principalement en cas d’antécédents de cancer hormono-dépendant, de méningiome, et de certaines maladies hépatiques ou cardiovasculaires.

Plusieurs alternatives pharmacologiques et non pharmacologiques ont montré une efficacité significative sur la diminution de la fréquence et/ou la sévérité des BVM. Les thérapeutiques médicamenteuses, prescrites hors Autorisation de mise sur le marché, ayant montré leur efficacité, sont certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (paroxétine, citalopram et escitalopram), inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (venlafaxine, desvenlafaxine, duloxétine), certains antiépileptiques (gabapentine et prégabaline) et anticholinergiques (oxybutynine) [5]. La venlafaxine est efficace pour diminuer la fréquence et la sévérité des bouffées vasomotrices aux posologies de 37,5 mg/j, 75 mg/j ou 150 mg/j, ainsi que l’escitalopram à la dose de 10-20 mg/j [5].

Cependant, ces traitements présentent une efficacité inconstante et sont associés à des effets indésirables (nausées, somnolence…) pouvant limiter leur utilisation [4]. Les thérapeutiques non médicamenteuses ayant montré un bénéfice significatif sont l’hypnose, l’acupuncture, le yoga et l’extrait de pollen. Néanmoins, les données sont limitées et les études hétérogènes [4]. Les thérapies comportementales semblent diminuer de façon significative la sévérité des BVM, mais ont peu d’influence sur leur fréquence [6].

Ces dernières années, les mécanismes physiopathologiques des BVM ont été mieux compris, avec notamment l’implication des neurones KNDy dans la thermorégulation hypothalamique.

Physiopathologie

Le centre de thermorégulation, situé dans l’hypothalamus, est innervé par les neurones KNDy (co-expirant [NB1] la kisspeptine, la[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gynécologie-Obstétrique Hôpital Robert-Debré AP-HP, PARIS