Dépistage HPV : forces, limites et perspectives

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Le cancer du col de l’utérus est largement évitable grâce aux stratégies de dépistage précoce et à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Pourtant, en France, près de 3 000 nouveaux cas de cancers invasifs sont encore diagnostiqués chaque année, entraînant environ 1 100 décès, malgré les efforts déployés [1].

Historiquement basé sur la cytologie (test de Papanicolaou), le dépistage a vu ses limites mises en évidence : sensibilité faible à modérée, variabilité interobservateur et faible reproductibilité. Depuis une dizaine d’années, des études robustes ont démontré que le test HPV, qui détecte l’ADN des génotypes à risque, est plus performant à identifier les femmes ayant une lésion de haut grade (CIN2+/CIN3+). En conséquence, de nombreux pays ont intégré ce test comme méthode de dépistage primaire, notamment chez les femmes de plus de 30 ans.

En France, on recense environ 30 000 lésions précancéreuses du col par an. Malgré la mise en œuvre des politiques de prévention, le taux de couverture (moins de 65 %) et la précision des outils actuels demeurent insuffisants. Le dépistage HPV, bien qu’efficace en termes de sensibilité, présente une spécificité limitée, générant un nombre important de tests positifs nécessitant un triage complémentaire [1] (fig. 1). La cytologie utilisée en triage, quant à elle, reste soumise à la subjectivité de l’interprétation et à une reproductibilité imparfaite.

Au niveau mondial, le cancer du col de l’utérus demeure une des principales causes de morbidité et de mortalité par cancer chez les femmes [2]. Les progrès[...]

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À propos de l’auteur

Institut du col, PARIS